C’est une restauration d’un tronçon de route essentielle pour la connectivité du Burundi à la Tanzanie mais très endommagée . Voici donc 10 jours, le 21 mai 2026 exactement que les travaux de réhabilitation de la RN3 ont connu un premier coup de pioche sur le tronçon Bujumbura – Gitaza. Les travaux englobent aussi la restauration avec la prise en compte d’un transport non motorisé sur 4 km et de la pose de la fibre optique le long des boulevards Mwambutsa et Ndadaye Melchior. A ce jour, ces travaux sont en train de prendre de l’envergure.

Endroits fortement endommagés sur la RN3

Ces travaux routiers sont financés par la Banque Mondiale sur requête du Gouvernement du Burundi pour un montant de 125 Millions de $ Américain. Ils sont mis en œuvre sous l’autorité de l’Unité de Gestion du Projet de Résilience de Transports au Burundi, PRT en qualité de Maître d’ouvrage. Leur exécution revient à l’entreprise chinoise CFHEC (China First Highway Engineering Corporation), autorité contractante. Le Bureau contrôle AIC-PROGETTI en est le Maître d’œuvre. Ainsi, « une connectivité efficiente, sûre et résiliente au changement climatique le long du corridor principal reliant le Burundi à la Tanzanie » est en train d’être acquise.

A présent, l’envol des décaissements

Les engins sont sur place pour les travaux routiers

Certes un retard dans l’exécution des travaux a été enregistré et le taux de décaissement est encore faible. Ce taux devrait connaître bientôt un envol. C’est la particularité des chantiers routiers avant un certain niveau dans l’exécution des travaux routiers.  L’état actuel de mise en œuvre des travaux s’explique par des facteurs tant endogènes et qu’exogènes. En effet, il fallait tenir compte de la résilience d’une route aux abords du Lac Tanganyika, après avoir assisté au cours des 2- 3 dernières années à la montée des eaux du Lac Tanganyika. Les eaux ont par ailleurs grignoté sur l’emprise de la chaussée à bien des endroits sur la RN3, à la suite du phénomène de réchauffement climatique. En atteste le contournement sud prévu à partir du rondpoint Chanic jusqu’au PK 12 pour désengorger le trafic à Bujumbura. En effet, les travaux ont été reporté sine die après avoir assisté à l’inondation du tracée de cette déviation par les eaux.

L’acquisition de l’emprise de la chaussée, c’est-à-dire les dimensions nécessaires pour un tronçon moderne a aussi conduit au déplacement des réseaux électriques et de l’eau, des réseaux de télécommunications, etc. Des personnes et leurs biens ont également été déplacés, après indemnisations. Il en est de même des tombes dans ou toutes proches de l’emprise de la chaussée.

Maintenir la libre circulation malgré les travaux

A la suite des travaux, il est clair que par endroits le trafic sera dévié temporairement sur d’autres axes; ce qui va entrainer quelques désagréments, mais juste le temps des travaux.  La réhabilitation du tronçon Bujumbura-Gitaza en cours ne suivra donc pas un linéaire ininterrompu. Des projets d’exécution d’espaces de 3Km chacun, seront régulièrement soumis à la Mission de contrôle pour validation.
Les 25 km à finaliser comportent une partie urbaine et une partie rurale, avec d’immenses difficultés à réguler et à maintenir le trafic routier lors des travaux. Si dans la partie rurale il est plus aisé d’exécuter les travaux, il en sera autrement dans la partie urbaine. Pour les boulevards Melchior Ndadaye et Mwambutsa, les projections des déviations sont plus optimistes.
A la fin des travaux, l’on devrait assister à un temps de trajet Bujumbura-Gitaza qui passe de 50 minutes à 25 minutes, au nombre de jours par an où le tronçon est impraticable, généralement de 5 à zéro, tandis que les personnes tirant avantage de l’amélioration de ce tronçon résiliente au changement climatique passeraient à 350 000 à la fin des travaux alors qu’à ce jour, elles sont plus ou moins égales à 0.