Bujumbura – Gitaza, bientôt un tronçon de 25 Km refait avec des techniques d’adaptation aux changements climatiques
C’est le défi le plus important du Projet de Résilience des Transports au Burundi, PRT. Mais le Projet a aussi prévu l’amélioration des transports non motorisés et de la sécurité routière et le renforcement institutionnel pour des infrastructures routières et une planification logistique résilientes au changement climatique. Des études prévues pour le contournement ouest, pour la réhabilitation du tronçon Gitaza – Magara et la route Bujumbura – Gitega devraient aussi déboucher sur des financements.
Qu’est ce qui est prévu dans le PRT sur la RN3 ?

En évoquant la réhabilitation du tronçon Bujumbura-Gitaza et des services sociaux résilients au changement climatique, il est essentiellement question des tronçons routiers sélectionnés pour leur criticité pour une bonne connectivité routière et leur plus grande vulnérabilité aux risques naturels et aux impacts du changement climatique, dans le but de renforcer la résilience au changement climatique de la route et des communautés desservies. Les investissements dans le cadre de cette composante comprendront des travaux de canalisation pour la fourniture de services publics urbains et la facilitation ensuite l’installation de services publics urbains, y compris des infrastructures en fibre optique le long des routes du projet pour augmenter le potentiel de connectivité numérique.


Ainsi, la mise aux normes de résilience au changement climatique de certaines routes critiques a déjà financé les études de conception et est sur le point de faire de même pour « les travaux, la supervision et le contrôle des travaux de génie civil, de même que la mise en œuvre des Plans de gestion environnementale et sociale ». Les différentes activités seront menées selon « une approche holistique qui couvrira les travaux d’infrastructure routière résiliente et les travaux et installations correctifs hors route visant à atténuer les effets des inondations sur les routes du projet et les habitants et les propriétés riverains ». A cet égard, il convient de souligner qu’en l’absence de telles mesures, les routes nouvellement construites dans le pays et accompagnées de mesures appropriées d’atténuation des inondations durent généralement 20 ans au lieu de 10 ans.
Quels autres tronçons routiers sur lesquels entreprendre des travaux ?
La réhabilitation du tronçon routier de Bujumbura-Gitaza long de 25 km, le long de la RN-3, est celui d’un tronçon déterminé comme très vulnérable aux aléas naturels et aux impacts du changement climatique. La route actuelle est une route revêtue dégradée qui a dépassé sa durée de vie et est souvent perturbée par les précipitations, les inondations, l’érosion et les glissements de terrain. Le tronçon de Bujumbura-Gitaza a été priorisé pour les travaux de réhabilitation et de mise aux normes de résilience au changement climatique. Ce tronçon est le chaînon manquant du principal corridor routier reliant la capitale économique Bujumbura à la Tanzanie voisine. Ce tronçon routier fait partie d’un corridor que le Gouvernement, la Banque mondiale et les partenaires au développement ont reconnu comme devant faire l’objet d’un investissement prioritaire pour catalyser la croissance économique et le développement et réduire considérablement le risque d’isolement du pays. Les normes tiendront compte de la croissance rapide du trafic et des nombreux enjeux de sécurité sur ce tronçon de 25 km. Compte tenu de la gravité des collisions résultant de conflits piétons/véhicules et de la non-praticabilité de la route le long de ce tronçon, des points d’arrêt d’urgence et d’autobus séparés seront également aménagés à des intervalles réguliers à déterminer dans les études de conception.
L’aspect lié à la fourniture d’infrastructures de transport non motorisé, concerne la réhabilitation et l’amélioration d’une route urbaine de 4 km le long du boulevard Mwambutsa et du boulevard Ndadaye à Bujumbura. Des travaux nécessaires à la pose des canalisations/attentes pour la connectivité des services publics, y compris l’infrastructure en fibre optique le long des routes intermédiaires sont envisagés.
Qu’en est-il des services sociaux pour des communautés résilientes au changement climatique ?
La 2ème dimension de la réhabilitation de routes et services sociaux résilients au changement climatique sera celle prendre en compte « les services sociaux pour des communautés résilientes au changement climatique ». Il sera question des consultations, de la conception, de la construction et de l’équipement d’infrastructures socioéconomiques qui renforceront la résilience climatique et sociale des communautés vivant dans les quartiers de la zone de desserte des routes qui seront améliorées par le projet. Les investissements dans les infrastructures seront sélectionnés en prêtant particulièrement attention aux besoins des personnes les plus affectées par les inondations et autres catastrophes naturelles et des groupes en situation de vulnérabilité, en particulier les femmes et les personnes en situation de handicap.