C’est la raison de la mobilisation des représentants de plusieurs Ministères concernés, ARB, OBUHA, des acteurs locaux, particulièrement ceux de la commune Ntahangwa pour une participation active à l’entretien des infrastructures résilientes et à la réduction des conflits fonciers récurrents à Bujumbura ce 10 mars 2026, pour évoquer les problèmes structurels auxquels fait face la capitale économique du Burundi.
Force est de constater en effet que le réseau de drainage est régulièrement obstrué par des déchets solides résultant de l’accumulation importante de sédiments, l’insuffisance de l’entretien des ouvrages (curage irrégulier) ainsi que l’urbanisation non planifiée en zones inondables.
De l’assistance technique en fonction des besoins identifiés.

Le PRU qui est un projet du Gouvernement du Burundi sous financement de la Banque Mondiale consentira, d’une part, une assistance technique ponctuelle mobilisable en fonction des besoins et d’autre part, une assistance technique opérationnelle pour la gestion et l’entretien du réseau urbain de drainage, la gestion foncière et la planification urbaine intégrant les risques à l’échelle de la commune. Cette assistance sera faite à travers le groupement SETAACO-Bnted-GEC.
Anticiper sur les inondations récurrentes
Ceci est dû au fait que la ville de Bujumbura présente une vulnérabilité structurelle liée à sa position entre des collines (Mumirwa) à forte pente et le lac Tanganyika, la traversée de plusieurs rivières (Ntahangwa, Kanyosha, Muha), une urbanisation rapide et une imperméabilisation des sols ainsi qu’une intensification des pluies par le phénomène des changements climatiques.
D’un autre côté, les études et observations faites soulignent que le réseau de drainage existant à Bujumbura est vétuste et partiellement structuré. Il se caractérise par un sous-dimensionnement des collecteurs, une absence de drainage structuré ou très limité dans les quartiers périphériques et une forte dépendance à l’écoulement naturel.
Il faut protéger plusieurs zones à risques
La configuration géographique de la ville et les insuffisances du réseau de drainage entrainent des débordements et des inondations notamment dans les zones basses proches du lac Tanganyika, le long des rivières, dans les secteurs périphériques en expansion et mal drainés. C’est dans ces mêmes zones où l’on observe régulièrement des dégradations importantes des routes et infrastructures, des déplacements de populations avec destruction d’habitations et des pertes économiques graves.
A Bujumbura, les estimations indiquent que 97 000 personnes en moyenne sont exposées chaque année au risque d’inondation avec des dommages causés aux résidents et aux infrastructures estimés à 36 M US$.